Raymond : L’Artisan Plâtrier-Peintre :
Prologue
Marius et Gabrielle sont installés à St Chamas dans les Bouches du Rhône. Marius exerce en tant qu’ingénieur des poudres. Mais ses amis l’apprécient comme artiste dans des domaines très variés : Peintre, Chanteur ténor, Musicien violon, harmonium, piano.
Raymond vient au monde dans ce charmant village et découvrira St Foy le village de sa mère qu’à ses neuf ans.
Années : 1951 – 1961
Raymond enfile sa blouse et se rend tranquillement à pied à l’école de Ste foy de Peyrolières : La mairie au premier étage , l’école au rez de chaussée, les appartements de l’’institutrice Mme Prévot au premier étage. Elle accueille ses élèves dans une classe unique , tout age confondu , garçons et filles ensemble : Une nouveauté sans plus pour Raymond.
La mairie école est au centre du village entouré de larges fossés , vestiges des anciens temps , qui sont partiellement comblés mais encore bien remplis. De la mare au pied de la halle ils se prolongent jusqu’à l’actuel poste , de l’autre coté derrière la mairie et l’église , ils ceinturent cet espace appelé « l’esplanade ».
En 1955 Raymond passe le Certificat d’ Etudes Primaires (CEP) qui sera supprimé en 1989 pour rejoindre l’école de ST Lys.
En 1957, Gabriel Pons le prend comme apprenti Plâtrier/Peintre pour une formation de trois ans qui sera suivi d’une embauche. Raymond enfourche alors chaque matin sa mobylette jusqu’à la place de St Lys , l’entreprise se situe à la presse/tabac d’aujourd’hui.
Le dimanche, cinéma au café Daurignac avec le projectionniste Mr Maurizot de Toulouse.
De temps en temps des spectacles à la Halle : L’évènement le plus extraordinaire : l’invitation des Compagnons de la chansons , ils sont déjà mondialement connus !
La pêche : son passe-temps favori, une simple branche de roseau fait son bonheur.
Il taquine le poisson pas très loin dans les fossés du village , mais aussi au ruisseau de la Galage qui prend sa source à St Thomas , se déverse aujourd’hui dans le lac au dessus du stade (le lac sera creusé en 1988) et longe la 632 , à l‘entrée de St Lys il prend le nom d’Ayguebelle (un joli nom les Eaux belles). La pêche l’entraîne aussi à St Thomas et son lac , à la Salvetat et son point d’eau.
Quelques taches moins agréables sont nécessaire pour participer à la vie familiale.
Puiser l’eau par exemple , quatre seaux par jour, heureusement le puits est très proche.
Années 1962
Service militaire obligatoire , 18 mois pour Raymond , Il reçoit une convocation pour se rendre à Auch première formalité qui sera suivi d’un conseil de révision devant le maire et médecins à la mairie de St Lys, Nous sommes en mars 1962, une date importante : En effet les accords d’Evian qui marquent le cessez-le-feu avec l’Algérie sont signés le 18 mars,
Trois mois de classe à Hyère et départ pour l’Algérie : Beni Messous 10 km à l’ouest d’Alger, Blida à 45 km au sud ouest d’Alger, il s’enfonce un peu plus dans le désert à 400Km d’Alger à Laghouat , une grande oasis au pied de l’atlas.
A son retour il retrouve Mr Pons mais surtout il est disponible pour le permis de conduire. L’auto-école de L’isle Jourdain vient le prendre pour les leçons , l’examen est passé à Toulouse , sa première voiture une 2 CV.
En 1969, il profite d’une opportunité pour devenir propriétaire sa maison familiale. Le hasard veut qu’elle soit voisine de celle de sa mère. En effet les frères André et Gabriel Bonnemaison , fils d’Alphonse l’ébeniste de Ste Foy, la mettent en vente. Les deux frères travaillent en tandem, l’un restaure des meubles l’autre est antiquaire à Toulouse. Pas de notaire à St Foy , Mr Verdier de St lys se charge de l’affaire. Les Verdier sont une famille très connue de St Lys , notaires sur plusieurs générations.
En 1972, il s’installe à son compte , sillonnant pendant trente ans la contrée avec divers utilitaires. 2002 arrive pour la retraite après 45 ans d’activités , l’année de la création des pièces et billets en euro.