les années 55-75

Le 17/12/2024

Dans Petits textes

Ste Foy de Peyrolieres : Années 1955-1975

Etonnante commune avec une très grande superficie (214 ième rang sur 35000 communes françaises) et un bourg petit : un hectare (un carré de cent mètres de coté!) délimité par les anciens fossés , le bourg c‘est aussi son extension le long des routes de Toulouse-Samatan et de Rieumes , malgré tout le bourg il reste modeste.

Etonnant : 22 hameaux ou lieux-dits , 51 voies , 39 chemins.

Voici un extrait du journal il était une Foy N° 59 :

« Pourquoi les hameaux d’Arnaud-jouen, Bourrieu , Minjoulet , Rieutort , Mitié , Mongarros , Salabert ou Monicolle ? En fait, ces lieux ont simplement conservé le nom des personnages qui les ont possédés aux 15ième, 16ième et 17ième siècles comme en font foi les minutes notariales sur lesquelles s’appuie l’ abbé Contrasty dans son histoire de Sainte-Foy ».

Etonnante l’activité avec ses artisans et ses commerces : 2 boulangeries, 2 boucheries , 3 épiciers , 3 Cafés , 1 maçon , 1 coiffeur , 1 ébéniste (2 autres en dehors du bourg) , 1 forgeron.

René , le forgeron, bat le fer sur son enclume au bord de l’avenue du 11 novembre (dans l’angle face à la place Dunant). Mr Palou lui loue un petit local. En 1966 la forge déménage au-delà du village sur la route menant à St Lys, sur sa terre natale la Cabartigue. En 1975 la forge ferme.

L’ activité ne s ‘arrête pas là. Un marchand de journaux se distinguant avec ses bigoudis distribue dans le village le journal.Le garde champêtre Emile Gilibert fait de temps en temps les annonces municipales.

L’ école , au rez de chaussée de la mairie , au coeur du village, apporte sa gaieté et sa vivacité à la récréation. Trois classes avant la création des CES deux classes après. Mr et Mme Casteran habitent au premier étage , Mme Prévost, vient de St Lys et les jours de neige n’hésite pas de chausser les skis. Mr Castéran maitre et directeur de l’école de 1957 à 1980 a illustré la vie de Ste Foy : adjoint du maire, président du club de rugby, chanteur à la chorale

Madame Duffaut en face de la mairie réparait les vélos, son fils sur la route de Samatan vendait des voitures. Philomène toujours au centre du bourg était marchand de fruits et légumes , et l’épicerie de Mr Dunax se situait en face de l’église.A coté des boulangeries Canal et Becanne (Proche du château d’eau actuel) Messieurs Soubde et Dutech associés élevaient des poussins qu’ils vendaient aux marchés. La laverie/bruanderie n’était pas très loin. La boucherie Lage à l’angle de la route de Saiguède déménage pour se retrouver en face de l’église et de la Mairie où est installée aujourd’hui la boulangerie.

Le catéchisme avait lieu à l’église, par Mr le curé Albert Dauba puis Mr Palacio. Huit sœurs habitent au couvent rue des tilleuls à coté d’une chapelle. Le jeudi , cour de broderie et de couture pour Renée, Nicole, Marie-louise et bien d’autres enfants.

Sur la route de Rieumes , en face de la halle, l’ébénisterie d’André Bonnemaison (elle sera reprise en 1967 par Jean-Claude Delpech) a besoin d’eau qui est tirée du puits , heureusement pas très loin.  A Vingt métres de la surface, il en faut des tours de tambours pour la remonter. La SIECT (Syndicat des Eaux des Coteaux du Touch) a été officiellement créé en 1951 reprenant un réseau déjà existant qu’il développa jusqu’ en 1962 , année approximative de sa mise en eau. L’eau descendait du réservoir surélevé du Fousseret construit en 1955 et alimenté grâce au Canal St Martory.  En 1971 l’ inauguration de l’ usine de l’Herm , l’eau courante est désormais desservie dans les villes et les lieu-dits des 54 communes adhérentes. Aujourd’hui 1500 km de canalisations , 38 châteaux d’eau,

La colonie : Sur la route de Toulouse, le syndicat des transports de Toulouse (La STCRT) possède un très grand terrain et une belle demeure magnifiée par un portail en fer rouge. C’est la fameuse colonie qui ressource ses enfants depuis de nombreuses années.Les années 60-70 , l’age d’or des colonies : « les jolies colonies de vacances merci papa merci maman. »Je cite :« Grâce à une aide considérable de l’Etat au cours des années 50 et 60, les écoles, les municipalités, les comités d’entreprise et les associations déploient tous leurs efforts pour faire partir les enfants du baby boom en colonie.».

Une soixantaine d’enfants (peut etre plus) s’amuse dans la propriété. De temps en temps une sortie sur les chemins de Ste Foy , ils égayent par leur présence les habitants qui les croisent. Dans les années 70, l’activité déclina.

 
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